
MEDECINS AGRESSES VERBALEMENT ET/OU PHYSIQUEMENT:
La Loi: LOI n° 2004-204 du
9 mars 2004.
J.O
n° 59 du 10 mars 2004 page 4567,
De cette loi il découle que :
Les agressions physiques sont des infractions pénales,
et les violences commises sur un professionnel de santé dans l'exercice
de ses fonctions sont une circonstance aggravante de l'infraction, lorsque sa
qualité est apparente ou connue de l'auteur de l'infraction.
Est un délit le fait d'obtenir par violence, menace
de violences ou contrainte une signature, un engagement, la révélation
d'un secret, la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque.
La destruction, la dégradation ou la détérioration
d'un bien appartenant à autrui sont punis de 2 ans d'emprisonnement et
de 30 000 E d'amende sauf s'il n'en est résulté qu'un dommage
léger. Dans ce dernier cas l'infraction est punie de 135 euros d'amende.
Les graffitis sur les immeubles ou les véhicules font également
l'objet qu'une qualification pénale.
Les agressions verbales punissables peuvent se décliner
en injures et menaces.
> Les injures non publiques envers une personne lorsqu'elles n'ont pas été
précédées de provocation sont punies d'une amende de 11€
> La menace de commettre une agression sur une personne est punie de 6 mois
d'emprisonnement et de 7500€ d'amende si la tentative est punissable. Il convient
que cette menace, pour être punissable, soit réitérée
ou matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet.
La peine est portée à 3 ans d'emprisonnement et 45 OOO€ d'amende
s'il s'agit d'une menace de mort .
Dans les autres cas la menace de commettre des violences sur une personne est
punie d'une amende de 135€ lorsqu'elle est réitérée ou
matérialisée par un écrit, une image ou tout autre objet.
Le déclenchement des procédures pénales
peut se faire de trois façons:
Déposer une main courante n'engage pas une procédure
pénale. Cet acte peut cependant se révéler utile selon
la Direction générale de la Police nationale, dans le cadre de
faits mineurs et dans des situations où l'action de la police de proximité
peut permettre d'adresser un rappel à l'ordre ferme à l'agresseur
et prévenir ainsi des agressions ultérieures.
La plainte peut être déposée au commissariat
ou à la gendarmerie qui sont tenus de la recevoir. Un procès-verbal
est établi et un récépissé est donné à
la victime à qui j' peut tre remis une copie du procès-verbal
si elle en fait la demande.
Il est à noter qu'il n'est pas nécessaire
de se déplacer pour déposer une plainte ou une main courante.
Il est, en effet, possible d'adresser un courrier au Procureur de la République.
Ce courrier doit détailler les circonstances de l'agression. est le Procureur
qui apprécie la suite à donner aux plaintes qui sont déposées
et il est tenu d'en informer le plaignant comme les victimes.
La plainte avec constitution de partie civile est adressée
au juge d'instruction, et déclenche l'action publique . Ceci permet d'éviter
un classement sans suite par le Procureur de la République.
Dans bon nombre de cas il apparat que le médecin
victime d'une agression hésite à lui donner une suite pénale,
le plus souvent par crainte de représailles contre lui-mme ou sa famille.
La possibilité donnée à l'Ordre de se constituer partie
civile en cas d'agression d'un médecin devrait permettre de porter remède
à cette situation (article L. 4122- 1 du code de la santé publique
modifié ).
Source: Conseil National de l'Ordre des Médecins.
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