DEMANDE DE CERTIFICAT DE
CONSTATION DE VIRGINITE
* Le Conseil national considère qu'un tel examen n'ayant aucune
justification médicale et constituant une
violation du respect de la
personnalité et de l'intimité
de la jeune femme, notamment mineure, contrainte
par son entourage de s'y soumettre,
ne relève
pas du rôle du médecin. Le
médecin doit refuser cet
examen et la rédaction
d'un tel certificat.
* Par contre, lorsque l'examen est effectué à des fins médico-légales,
le médecin requis ou non, peut y procéder.
Deux cas
=> Une jeune femme désirant faire constater sa virginité en vue
d'une éventuelle annulation de son mariage pour non-consommation par
exemple.
le médecin examinera l'hymen et constatera l'absence de déchirure : pas
d'incisure se prolongeant jusqu'au bord adhérent de la muqueuse
vaginale. Il devra distinguer celle-ci des encoches physiologiques qui
ne vont jamais jusqu'à cette muqueuse vaginale.
Il convient d'être très prudent dans les conclusions et se
souvenir qu'il existe des hymens fibreux
interdisant le coït complet ou
des hymens dilatables permettant des rapports sans
déchirure. Un test de grossesse n'est parfois pas inutile dans ces
cas-là.
À l'issue de son examen, le médecin remettra un
certificat dont la rédaction peut être la
suivante : « Je, soussigné,
------, certifie avoir
examiné à sa demande, le------,
Mme …Celle-ci ne présente
pas de signes évidents
de défloration ce jour.
Certificat établi à la demande de l'intéressée et remis en main propre
»
=> Une jeune femme vierge pubère, victime ou se disant victime
d'une agression sexuelle. Il s'agit alors moins d'un certificat de
constatation de virginité que d'un certificat de constatation
de violence sexuelle qui
doit être établi dans
les formes médico-légales habituelles et s'accompagner des
prélèvements et examens biologiques nécessaires.
Source: UNAFORMEC 2005
