CONSEILS
AUX VOYAGEURS
LES
VACCINATIONS
LES
MESURES D'HYGIENE ET DE PRECAUTIONS GENERALES
TROUSSE
DE PHARMACIE
LA
DIARRHEE DU VOYAGEUR
INFECTIONS
SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES
Conseils
aux voyageurs du CHU de Rouen
Conseils aux voyageurs du Ministètre de la
Sante
Conseils aux voyageurs du Ministère pour
connaitre les particularités de chaque pays
Les vaccinations pour les voyageurs (lien
sur Edisan Université de Marseille)
Infos
sur les précautions médicales à prendre pour chaque pays (Lien
site AP-HM)
LES VACCINATIONS
OBLIGATOIRES
Fièvre jaune :
Vaccination obligatoire (généralement à partir de l'âge de 1 an),
quelle que soit la provenance, pour entrer
- dans la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest,
- dans quelques pays d'Afrique centrale,
- en Guyane Française.
Vaccination obligatoire pour rentrer dans la quasi-totalité des pays
tropicaux lorsqu'on arrive d'une zone d'endémie de la fièvre jaune.
Choléra :
La vaccination
anti-cholérique n'est plus demandée à l'entrée d'aucun pays.
[NB. : aucun vaccin n'est commercialisé en France; deux, de peu
d'intérêt pour la quasi-totalité des voyageurs, le sont dans certains
pays étrangers:
- Dukoral® (vaccin oral tué) (SBL Vaccin AB, Stockholm)
- Orochol® Berna (vaccin oral vivant)]
Méningite à méningocoques :
Vaccination A+C exigée
à l'entrée en Arabie Saoudite pour les pèlerins de la Mecque,
à l'entrée en Egypte lorsqu'on arrive du Soudan.
Vaccinations
recommandées
Fièvre jaune
Pour tous les voyageurs en Afrique Noire ou dans les régions
amazoniennes, que la vaccination soit obligatoire ou non.
Poliomyélite,
tétanos Rappel si ces vaccinations datent
de plus de 10 ans.
Diphtérie
Rappel pour tous les voyages en Europe de l'Est et dans les pays en
développement.
Hépatite
A Vacciner enfants (> 1
an) et adultes se rendant dans les pays en développement.
Pour les sujets de 50 ans et plus on peut vérifier préalablement la
réceptivité immunologique par un test sérologique.
Hépatite
B Vacciner les jeunes, les personnels
médicaux, les sujets appelés à faire des séjours prolongés.
Fièvre
typhoïde Vacciner (Typhim Vi®) les sujets
effectuant des séjours prolongés dans des zones à haut risque (zones
rurales d'Inde, d'Afrique, d'Amérique latine), et les immigrés
retournant en congé dans leur famille.
Méningococcies
Vacciner (vaccin A+C) les sujets qui doivent faire des séjours
prolongés dans des zones endémo-épidémiques ou qui doivent séjourner en
milieu épidémique.
Encéphalite
japonaise B Vacciner les sujets ayant à
séjourner plus de 3 semaines en zones rurales d'Asie pendant les
périodes épidémiques
Méningo-encéphalite
à tique Vacciner les voyageurs ayant à séjourner en zones rurales
d'Europe Centrale ou de l'Est.
Rage
Vacciner les sujets professionnellement exposés, les randonneurs.
N.B. Cas
de l'enfant : Les vaccinations du calendrier vaccinal.
Source: http://edisan.timone.univ-mrs.fr/edisan/Guide.html
LES
MESURES D'HYGIENE ET DE PRECAUTIONS GENERALES
Hygiène
alimentaire (prévention de la diarrhée des
voyageurs, de l'hépatite A, de l'amibiase...)
- se laver souvent les mains, avant les repas et toute manipulation
d'aliments, et après passage aux toilettes.
- ne consommer que de l'eau en bouteille capsulée (bouteille ouverte
devant soi) ou rendue potable (filtre portatif, produit désinfectant,
ébullition 5 minutes à gros bouillons). Les glaçons et glaces doivent
être évités. Le lait doit être pasteurisé ou bouilli.
- peler les fruits. Eviter les crudités, les coquillages, les plats
réchauffés. Bien cuire les viandes et les poissons d'eau douce. Se
renseigner localement sur les risques de toxicité des poissons de mer
(cigüatera).
Hygiène
corporelle et générale (prévention des
myiases, larbish, anguillulose, ankylostomoses, bilharzioses,
infections cutanées...)
- Eviter de laisser sécher le linge à l'extérieur ou sur le sol (risque
de myiase).
- Ne pas marcher pieds nus sur les plages. Ne pas s'allonger à même le
sable (risque de larbish).
- Porter des chaussures fermées sur les sols boueux ou humides.
- Ne pas marcher ou se baigner dans les eaux douces stagnantes.
- Ne pas caresser, ne pas jouer avec les animaux, consulter rapidement
en cas de morsure ou de griffure.
- Ne pas rapporter d'animaux domestiques ou sauvages, sauf s'ils
répondent aux conditions réglementaires d'importation (espèces dont le
commerce est autorisé, statut sanitaire et vaccinal faisant l'objet
d'un certificat officiel).
Les animaux peuvent transmettre à l'homme des maladies graves, dont
certaines sont mortelles. Ils peuvent ne pas exprimer eux-mêmes la
maladie ou être malades après une incubation longue, c'est le cas par
exemple de la rage d'importation : une chauve-souris d'Egypte en 1999,
un chiot du Maroc en 2001.
Les
excursions en altitude (supérieure à 3000
mètres) doivent faire l'objet d'un avis médical spécialisé avant le
départ.
TROUSSE
DE PHARMACIE
Il n'existe pas de
trousse de pharmacie type. La composition de celle-ci est à adapter en
fonction du voyage. On peut conseiller au minimum :
protection contre le paludisme :
- répulsif contre les moustiques,
- antipaludique à usage préventif.
médicaments systémiques :
- antalgiques et antipyrétiques (le paracétamol se conserve mieux que
l'acide acétylsalicylique à la chaleur),
- antidiarrhéique moteur ou sécrétoire,
- antiémétique si nécessaire (pour le mal des transports)
- sédatifs.
autres produits :
- collyre (conditionnement monodose),
- thermomètre incassable,
- épingles de sûreté,
- pince à épiler,
- crème solaire,
- crème pour les brûlures,
- pansements stériles et sutures adhésives,
- antiseptique,
- produit pour désinfection de l'eau de boisson,
- bande de contention,
- set de matériel à usage unique (aiguille, seringue)
- préservatifs.
La trousse de pharmacie pour
l’enfant doit comporter un minimum de médicaments (présentés
sous leur forme pédiatrique) avec leur mode d'utilisation :
- antipyrétiques,
- antipaludiques
- antiémétiques,
- collyre,
- antiseptique cutané,
- un thermomètre incassable,
- des pansements,
- une crème solaire.
- des sachets de réhydratation type OMS,
- des comprimés pour stériliser les biberons.
Eviter les suppositoires.
Les médicaments doivent être emportés dans leur emballage et non pas en
vrac (gain de place dans les bagages) ce qui représente une source
possible d'erreurs
source : DGS /
Bureau des maladies infectieuses et politique vaccinale
8, avenue de Ségur, 75007 Paris
LA
DIARRHEE DU VOYAGEUR
La diarrhée est le
problème de santé qui affecte le plus fréquemment les voyageurs, son
taux d'attaque pouvant dépasser les 50 % dans certaines études. Il
s'agit généralement d'un épisode diarrhéique aigu bénin, spontanément
résolutif en 1 à 3 jours, mais qui peut être particulièrement
inconfortable en voyage.
Secondaire à une contamination d'origine
plus souvent alimentaire qu'hydrique, la diarrhée du voyageur ou
turista est due en majorité à des infections ou toxi-infections
bactériennes (E. coli enterotoxinogène venant en tête des germes
causals).
C'est en séjournant dans les pays à faible
niveau d'hygiène que les voyageurs en provenance des pays
industrialisés sont le plus exposés au risque de diarrhée. L'incidence
est influencée par la saison, la pathologie pré-existante du voyageur
et son comportement alimentaire. La prudence recommande d'éviter
l'ingestion d'aliments et de boissons à risque (crudités ou aliments
cuits consommés froids, même conservés au réfrigérateur, eau locale non
embouteillée et glaçons). Il n'y a pas encore de vaccination
disponible. La chimioprophylaxie est déconseillée, à l'exception de
situations particulières.
Le traitement curatif est souvent un
auto-traitement pour lequel il est pratique de disposer de médicaments
dont on se sera muni avant le départ. Les formes légères peuvent être
atténuées et écourtées par la prise de lopéramide ou d'acétorphan. Une
antibiothérapie n'est indiquée que dans les formes moyennes ou sévères,
fébriles, ou, éventuellement, quand la diarrhée est particulièrement
gênante, au cours d'un déplacement par exemple. La préférence doit
alors être donnée à une fluoroquinolone, en traitement bref de 1 à 3
jours, en 2 prises quotidiennes ou en une prise unique initiale à
double dose.
Pour éviter ou corriger la déshydratation,
particulièrement à craindre pour les jeunes enfants et les personnes
âgées, il est important de boire abondamment et, si la diarrhée est
profuse, d'utiliser des sels de réhydratation orale (sachets ou
comprimés à diluer). Dans les formes plus sévères, fébriles ou avec
selles glairo-sanglantes, ou prolongées au delà de 48 heures, le
lopéramide est dangereux et une consultation médicale est recommandée.
En cas de diarrhées dans un groupe de
voyageurs, il est indispensable, pour empêcher l'extension d'une
"épidémie de gastro-entérites", de renforcer les mesures d'hygiène (la
suppression des poignées de mains et surtout le lavage des mains avant
les repas mais aussi éventuellement lavage des boutons ou poignées de
portes et des surfaces potentiellement contaminées). En effet, si les
premiers cas sont dus à une intoxication d'origine alimentaire, les
suivants sont, en revanche, souvent des cas secondaires attribuables à
une dissémination manu portée des germes.
INFECTIONS
SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST)
Les IST sont des maladies cosmopolites mais leur taux de prévalence est
particulièrement élevé dans les pays dont le niveau sanitaire est peu
développé.
Certaines IST engagent le pronostic vital (VIH, Hépatite B) et ne
bénéficient pas de traitement curatif, d’autres sont curables mais
hautement contagieuses (syphilis, gonococcie), ou encore présentent des
risques de complications (herpès, chlamydiose).
Le préservatif est la première prévention indispensable contre les IST.
Dans le cas de la prévention de l’hépatite B, la vaccination constitue
la protection efficace.
Il est conseillé aux voyageurs ayant eu des conduites sexuelles à
risque de consulter à leur retour dans leur intérêt et celui de leurs
futurs partenaires.
source : DGS / Bureau des maladies
infectieuses et politique vaccinale
8, avenue de Ségur, 75007 Paris